Tour 12

L'armée de Sauron est ainsi démoralisée. Son seul espoir pour remporter la victoire est de réussir à démoraliser la garnison, et perdre ainsi 20 points de démoralisation. La garnison est à trois points de son seuil, cette "bascule" est donc parfaitement possible.

Gandalf utilise donc ses derniers points de magie pour un nouveau sortilège de rupture des ténèbres. La réussite est obtenue sur 3-10. Les 2D6 font 10. Les attaques de l'armée de Sauron sont diminuées de 1. Pendant ce temps, le Roi-Sorcier se rapproche du Prince Imrahil pour le défier.

Au nord, les troupes se déploient autour des quelques unités regroupées vers Eowyn tandis que des archers montent sur la colline pour se mettre en position contre Eomer. Les trolls (B3Z) descendent au sud pour se rapprocher de l'affrontement probable entre les renforts ouistrenesse et la ligne défensive d'oliphants qui s'étire. Dans la garnison, les archers munis d'épées (Ee3X) viennent au contact.

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(il y a une erreur d'inversion entre les orques E3Y et les trolls B3Z au nord)
Les tirs des archers du premier niveau (Ee3X) échouent, de même que ceux contre la cavalerie rohirrim déroutée (qui décidément résiste à tout). La pointe avec Eomer subi une lourde perte (une des deux unités) et déroute à l'est. La garnison ne prend donc aucune perte sur les tirs.
Le roi du Harad charge Eowyn, mais sans succès. De même que le Roi-Sorcier qui échoue dans son attaque d'Imrahil.
Passons aux mêlées de la cité, les hommes avec haches de la garnison résistent à l'assaut des archers épéistes orques (Ee3X). Dans la plaine, les cavaliers déroutés sont enfin éliminés par les trolls. Les cavaliers du Rohan (B3W) doivent dérouter. Pour éviter la perte, les cavaliers (Be3X) déroutent également.

Aucune des attaques de l'armée de Sauron n'a réussi à éliminer d'unité de la garnison. La situation est très difficile pour les orques et les hommes du Harad.

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Les unités de l'Ouistrenesse se déplacent. Au nord, Eowyn recule pour se rapprocher des unités déroutées. La cavalerie Be3X quitte les abords du bois pour prendre en tenaille le roi du Harad et son unité. Au sud, l'infanterie progresse et vient au contact de la ligne de défense, tandis que la cavalerie d'Aragorn se positionne en deuxième ligne.

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Les archers (De3X) touchent les archers orques (Ee3X) : 1/2E et r1. Le recul étant impossible, les archers sont éliminés. Un tir de catapulte déroute les archers du premier niveau vers Gothmog. Dans la plaine du Pelennor, les trois attaques contre les oliphants échouent. Au nord, les cavaliers (D3X) empilés avec le roi du Harad sont éliminés. Le Roi survit.

Eowyn et Eomer réussissent chacun un ralliement.

Entre ce tour et le précédent, l'armée de Sauron a subi de nombreuses pertes. Voici le moral des armées :

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- La garnison est à 33 points,
- les renforts Ouistrennesse à 58 points,
- et l'armée de Sauron à 112 points.
Même si la garnison devient démoralisée (ce qui me parait difficile vu l'état des orques au premier niveau), il me parait plus qu'évident que l'armée de Sauron ne pourra quitter son état démoralisée.

Je décide d'arrêter ici la bataille, sur la défaite de Sauron.

Voici l'état du champ de bataille, juste avant que les orques et les hommes du Harad ne s'enfuient :

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« Aragorn, Eomer et Imrahil revinrent à cheval vers la Porte de la Cité, et ils étaient à présent las au point de n’éprouver plus joie ni chagrin. Ces trois-là étaient indemnes, car telles étaient leur fortune, leur habileté et la puissance de leurs armes, et peu nombreux étaient ceux qui osaient les affronter ou regarder leur visage à l’heure de la colère. Mais beaucoup d’autres avaient été blessés, estropiés ou tués sur-le-champ de bataille. »
Voici donc les unités éliminées de chaque camp :

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Je laisse la parole à Gandalf pour la fin.
« Voici donc mon avis. Nous n’avons pas l’Anneau. Par sagesse ou grande folie, il a été envoyé au loin pour être détruit, afin qu’il ne nous détruise pas nous-mêmes. Sans lui, nous ne pouvons détruire par la force celle de Sauron. Mais nous devons à tout prix tenir son Œil écarté de son véritable péril. Nous ne pouvons atteindre la victoire par les armes, mais par les armes nous pouvons donner au Porteur de l’Anneau sa seule chance, si menue soit-elle »

Mais ceci est une autre histoire.

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