Tour 10

Gandalf décide de faire son possible pour prendre l'avantage, lançant un sortilège de rupture des ombres (break darkness). Car même ces tours de jour sont obscurs, en raison des nuages accumulés au-dessus du champ de bataille par la magie de Sauron. Il dépense 4 points de magie pour une réussite sur 3-10. 2d6 donnent 5. Pour ce tour, pas de ralliement possible pour l'armée de Sauron et l'attaque de toutes ses unités est décrémentée de un rang.

Les troupes du Harad descendent de la colline pour d'une part contrer l'approche d'Eomer et d'autre part lancer une attaque sur Theoden et ses hommes. Le roi du Harad se positionne en première ligne pour affronter le roi du Rohan. Dans la cité, des trolls (B3Z) relativement inoccupés reçoivent pour mission de descendre dans la plaine. Les archers (e1Y) pénètrent au troisième niveau. Coté sud, quelques manoeuvres sont lancées prolonger les fructueuses attaques du tour précédent. Des échelles sont dressées pour tenter de prendre à revers Gandalf.

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Les tirs des orques sont particulièrement efficaces. Dans le premier niveau de la cité, au sud, la cavalerie est éliminée. Le premier niveau passe sous contrôle de l'armée de Sauron, ce qui ajoute 10 points à la démoralisation de la garnison dorénavant à 12 points de la déroute. L'armée de Sauron gagne 5 points de moral sur cette brillante opération. Les archers orques qui viennent de passer au troisième niveau éliminent également les restes de la garde de la citadelle (bien inutile pendant cette partie). La garnison encaisse ainsi 9 points de démoralisation supplémentaires (33 sur un seuil de 36). Plusieurs tirs sur les cavaliers du Rohan les obligent à dérouter. L'une des unités, impossible à reculer (sauf à provoquer d'autre déroutes) est éliminée.

Le roi du Harad engage un duel avec Theoden. Les deux chefs sont de capacités identiques (6), ce qui donne un différentiel nul sur la table suivante :

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Avec, un jet de 5, Theoden est obligé de reculer de deux hexs, de même que la cavalerie qui l'accompagne et qui déroute.

Les mêlées qui suivent peuvent être décisives. Dans la cité, les lanciers menés par Imrahil sont submergés par les épéistes orques (E3Y) mais résistent à l'élimination. Dans la plaine, les pointes d'Eomer sont insensibles à toutes les attaques.

La garnison vient d'échapper d'un fil à la déroute générale. Mais l'armée de Sauron sait que les jours de Minas Tirith sont comptés, car à l'horizon méridional, les mouvements des renforts venus d'Umbar sont aperçus.
« Les Pirates d’Umbar ! crièrent les hommes. Les Pirates d’Umbar ! Regardez ! Les Pirates d’Umbar arrivent ! Ainsi le Belfalas est pris, et l’Ethir, et le Lebennin est parti. Les Pirates sont sur nous ! C’est le dernier coup du destin ! »
Mais,

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« Ainsi vint Aragorn fils d’Arathorn, Elessar, héritier d’Isildur, des Chemins des Morts, porté par un vent de la Mer au royaume de Gondor, et la joie des Rohirrim éclata en un torrent de rires et de grands éclairs d’épées, et l’allégresse et l’étonnement de la Cité se manifestèrent en fanfares de trompettes et en sonneries de cloches. Mais les armées de Mordor furent abasourdies : ce leur semblait une grande sorcellerie que leurs propres navires fussent remplis de leurs ennemis, une peur noire les envahit, sachant que la marée du destin s’était renversée et que leur ruine était proche. »
Pas de navires dans ce jeu mais le moral de la garnison remonte tout de même, en perdant 10 points de démoralisation.

Dans la plaine, Eowyn conduit deux unités au nord du dispositif de l'armée de Sauron, espérant pouvoir ainsi rallier toutes les cavaleries rohirrims. Dans la cité, Gandalf s'est replié au second niveau. Les troupes se répartissent pour bloquer l'ascension des orques par les échelles.

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Dans la cité, les tirs des archers (De3X) et de la catapulte déroutent les archers orques sur les échelles et les épéistes, les refoulant à l'entrée du tunnel. La cavalerie empilée avec Eomer réduit et déroute les cavaliers du Harad. De son côté, Eomer attaque avec les deux pointes et fait reculer deux unités.
« Mais la furie blanche des Hommes du Nord était la plus ardente, et leur chevalerie était plus habile avec ses longues lances, et implacable. Ils étaient moins nombreux, mais ils fendirent les rangs des Suderons comme un coup de foudre dans la forêt »

Gandalf et Imrahil réussissent leurs ralliements, de même qu'Eowyn. Theoden, épuisé par son duel avec le roi du Harad, échoue à rendre leur cohésion aux troupes adjacentes. Gothmog et le roi du Harad réussissent chacun un ralliement.

fin du tour